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Une expérience professionnelle décalée

Bonjour Najwa. Tu as choisi de faire un stage cette année en Ukraine plutôt qu’au Maroc ou en France… Que t’apporte cette nouvelle opportunité ?
J’ai passé une grande partie de mon enfance avec Tania Vodopyanova, Ukrainienne installée à Casablanca que je considère comme ma deuxième maman. En arrivant à l’ÉSAV, j’ai rencontré une étudiante en cinéma, Ivana Drach d’origine ukrainienne également mais qui habitait en République tchèque : on a « colloqué » ensemble et partagé la même culture – en mangeant des pommes de terre au moins 5 fois par semaine !

Alors, tout naturellement pour le stage, j’ai eu envie de partir ; c’est toujours intéressant d’aller voir ce qui se passe à l’autre bout du monde ! Aller dans un coin où personne ne va, dans une petite ville où il n’y a pas d’étranger… Faire connaitre le graphisme à des lycéens et montrer des travaux d’ésaviens, pour peut-être motiver quelques jeunes à faire plus tard un métier dans la communication visuelle…

Pendant 2 mois, j’ai participé à des cours de dessins, des journées thématiques, des animations sur sable, des workshops avec des écoles. Il y avait différentes tranches d’âges – plus de 240 personnes étaient inscrites – principalement des enfants de moins de 10 ans, des candidats qui préparaient les concours d’accès à des écoles d’arts et de design…

Comment qualifierais-tu l’accompagnement de l’ÉSAV dans le processus de mise en place et le suivi des stages ?

Bien que j’aie facilement décroché ce stage avec Ilona Myseluik, directrice de Barva Art Studio, « organisation publique pour combler les besoins artistiques des citoyens »,notre responsable pédagogique nous a demandé ce qu’on aimerait faire ; elle nous a conseillé les endroits qui lui semblaient les mieux adaptés à nos souhaits. Par exemple, l’année dernière, moi m’intéresse à l’art et au culturel, elle m’a encouragé à proposer mes compétences chez Popham Design,une société de carrelages installée à Marrakech, pour développer des motifs et de la déco. L’ÉSAV aide ceux qui le souhaitent… Qui demande de l’aide la reçoit !

Te souviens-tu de ce qui a motivé ton choix d’entrer à l’École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech ?

J’avais rencontré Ayoub Lahnoud, lauréat de l’ÉSAV en filière image, avant le Festival International du Film de Marrakech, l’année où il a remporté le prix Cinécole avec son film. Il m’a fortement conseillé l’ÉSAV. J’étais alors inscrite dans une école d’art privée à Casablanca.

En quoi ta formation à l’ÉSAV se distingue-t-elle de celles que tu as eu précédemment ?

A l’ÉSAV, on a tout le matériel et l’espace qu’il nous faut. On rencontre chaque semaine un intervenant différent, on se fait des contacts dans le monde professionnel facilement. L’école regroupe deux départements qui ont besoin d’être liés (les cinéastes ont besoin de collaborer avec des graphistes et les graphistes ont besoin de collaborer avec des cinéastes). À l’ÉSAV, je peux avoir une vraie relation franche et collaborative avec les profs ou l’administration.

En guise de conclusion, quel conseil donnerais-tu à un jeune ésavien qui hésite à faire un stage à l’étranger ?

Pensez à ce que vous voulez faire et pensez à des solutions, non aux contraintes ! J’ai libéré mon appartement pour payer mon billet d’avion… pour aller dans un coin où la vie est trois fois moins chère qu’ici ! Donc si vous n’avez pas d’argent, ce n’est pas une bonne excuse !

 

Propos recueillis par Vick Vance 2.0
9 juin 2017
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